Suites de l’affaire Jacqueline Sauvage

Après le verdict de la cour d’Appel de Blois qui a confirmé en décembre dernier la condamnation de Jacqueline Sauvage à 10 ans de réclusion,  différentes actions continuent à être menées.

Les filles de Jacqueline Sauvage ont déposé fin décembre une demande de grâce présidentielle. Celle-ci a fait l’objet d’un très fort soutien populaire : la pétition mise en ligne à ce sujet, qui comptait déjà 115 000 signatures il y a 3 semaines, en compte aujourd’hui plus de 100 000 de plus.

Par ailleurs, la députée Valérie Boyer souhaite déposer en janvier une proposition de loi qui élargirait la notion de « présomption de légitime défense », en intégrant la notion de « légitime défense différée ». Celle-ci permettrait de reconnaître la situation de danger de mort permanent dans laquelle se trouvent les victimes de violences conjugales.

Valérie Boyer explique, dans un entretien accordé à Libération :

« Ces femmes sont souvent en état de danger de mort permanent. C’est vrai, Jacqueline Sauvage a tué son mari, non pas pendant mais entre deux séances de coups, régulières, répétées depuis quarante-sept ans de vie commune. Mais que lui reproche-t-on : de ne pas l’avoir fait pendant que son mari la frappait ou violait ses enfants ? De ne pas avoir voulu mourir à la place de son mari ? C’est pour cela que je voudrais faire entrer dans le droit une nouvelle notion, la «légitime défense différée». »

Une action à suivre de près…